
À Lille, les enseignants d’une école sont en colère : la fin de l’hiver et la suppression de places d’hébergement ont des conséquences dramatiques. Des familles sans papiers ou en cours de régularisation dorment dehors. Leurs enfants arrivent à l’école fatigués, sales, le ventre vide.
Il est 16 h 30। Diana, six ans, sort de l’école Saint-Exupéry en courant et lâche son cartable avant d’embrasser son papa. Quelques mètres plus loin, au pied de la barre HLM de ce quartier défavorisé de Lille, elle monte en voiture. Enlève immédiatement baskets et chaussettes pour enfiler ses chaussons. Voilà, elle est à la maison. La voiture, c’est sa maison. Ce soir, comme tous les soirs, il n’y aura pas de goûter, pas de bain, quelques devoirs, peut-être un sandwich pour le dîner. Et son père ira garer leur « maison » du côté de la porte des Postes pour la nuit.
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mardi 5 juin 2007
Des écoles de Lille au secours d’enfants de réfugiés
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