
Que c'est-il passé, le 2 mai 2007 à 22:36, lors du débat entre la candidate du PS, Ségolène Royale, et le candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, sur le portail communautaire encyclopédique Wikipedia ? Alors que les deux politiques se crêpaient le chignon a savoir si le réacteur pressurisé européen (EPR - European Pressurized Reactor) était de la troisième ou quatrième génération, un inconnu a modifié la page dédiée à cette information Les internautes les plus rapides ont consulté immédiatement l'encyclopédie libre qui a répondu tout net: "En République populaire de Chine, Areva a participé, en proposant l'EPR, à un appel d'offre pour la construction de quatre réacteurs de génération IV".
Ce qu'ils n'ont probablement pas vu, c'est que l'article avait été modifié quelques secondes auparavant par un auteur anonyme (client Wanadoo - basé à Nancy-sur-Moselle) soucieux de "rectifier" l'information diffusée lors du débat
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samedi 5 mai 2007
Wikipédia utilisée comme arme politique par les pro Sarkozy
dimanche 15 avril 2007
Un projet de décret pour surveiller le web

La loi pour la confiance dans l'économie numérique n'a pas fini de faire parler d'elle. Un projet de décret, dont le JDN a eu la copie, précise les conditions de conservation des logs de connexion et de diffusion que devront bientôt stocker FAI, hébergeurs et éditeurs de sites.
FAI, hébergeurs et éditeurs de site ou auteurs d'un blog ouverts aux contributions des internautes devront donc bientôt stocker une multitude d'informations concernant les internautes. Adresses IP, informations bancaires et civiles, mais aussi pseudos utilisés sur les forums, mots de passe et questions secrètes devront être collectées et laissées à disposition des juges et de l'Etat.
Surtout, les hébergeurs, éditeurs de site et blogueurs pourraient être obligés de conserver la trace de chaque version de contenus créés et modifiés par les internautes. Une mesure dont la faisabilité technique reste sujette à caution, et dont le coût fait grincer les dents des entreprises concernées.
Le texte rédigé par le gouvernement est déjà passé une première fois devant le Conseil d'Etat. Son adoption définitive devrait avoir lieu dans les six mois après que la Cnil et l'Arcep aient rendu un avis consultatif, à moins que le prochain gouvernement ne décide de le faire voter par le Conseil d'Etat durant les vacances d'été.
Autant dire que ceux qui ont pondu cette "chose" n'ont aucune idée du fonctionnement d'Internet, et encore moins, de la masse d'information à stocker...