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lundi 20 août 2007

Licencié pour avoir refusé une mutation au Nigeria

Il avait refusé cette mission par trois fois. Marié et père de deux enfants, cet employé de Total, s'est vu proposer, en avril dernier, un poste de responsable géologue dans le cadre de l'exploitation d'un champ pétrolifère au Nigeria. Pour justifier son refus, l'homme a mis en avant sa situation familiale et la dégradation des conditions de sécurité dans ce pays.

De son côté, Total a indiqué que "la direction des ressources humaines a tout fait pour trouver un compromis et réfléchir à une solution qui l'aurait satisfait"। "A Lagos (capitale du Nigeria, ndlr), la sécurité de nos salariés est assurée" et elle "reste notre première priorité", a ajouté une porte-parole. Dans la lettre de licenciement, le DRH de Total affirme que le "refus d'accepter une mobilité géographique à échéance d'un an vers le Nigeria constitue une violation (des) obligations contractuelles" du technicien. Selon la direction, cette mobilité spécifiée dans "l'article 3 de (son) contrat de travail, se traduit par des missions tant en France qu'à l'étranger en raison de la nature des activités" du groupe Total.

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mercredi 25 avril 2007

en toute illégalité, la direction de Casino a préféré licencier


Devant la multiplication des plaintes de gérants, le groupe préfère licencier la déléguée syndicale. En toute illégalité.

Il fallait à tout prix la faire taire, l’empêcher de tisser un lien syndical entre tous ces gérants de Petit Casino qui, depuis fin 2006, dénoncent devant la justice leur « contrat d’esclave ». Alors vendredi, en toute illégalité, la direction de Casino a préféré licencier Noëlle Mini, déléguée CGT. Dans son magasin situé près des halles, à Biarritz, cette gérante a vu arriver à 8 h 30 le directeur régional des ressources humaines de Casino, accompagné de quatre autres membres du groupe et d’un huissier. « Ils m’ont remis ma lettre de licenciement avant de m’enfermer toute la journée dans le magasin pour m’obliger à réaliser l’inventaire de sortie, raconte cette gérante, qui touchait chaque mois 1 380 euros, à raison de 60 heures par semaine. La version officielle dit que je ne réalisais pas assez de chiffre d’affaires. Pipeau ! Ils ont voulu me couler : la direction commerciale m’imposait des prix les plus élevés de la ville, m’empêchait d’installer de nouveaux produits, ne me remboursait pas ce que le groupe me devait... »

Or, dans sa précipitation à se séparer de Noëlle Mini, Casino n’a pas demandé l’autorisation de licenciement à l’inspection du travail, une démarche pourtant obligatoire dans le cadre d’une rupture de contrat d’un salarié protégé।

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