vendredi 8 juin 2007

un surdoué de 12 ans se suicide


Un jeune garçon de 12 ans, "tête de Turc" de ses camarades de classe au Collège Notre-Dame de Basse-Wavre, s'est suicidé dans la nuit de lundi à mardi à Wavre. Intellectuellement avancé, Arnaud était en 2e secondaire mais son immaturité sociale l'avait condamné à l'exclusion au sein de son école. Selon une élève, le jeune garçon "agaçait les profs, les élèves et était rejeté par tout le monde". Quelques heures avant son geste fatal, Arnaud avait été exclu d'un cours et une élève, excédée, lui avait lancé à la tête une vanne sur son physique.

Le porte-parole du parquet de Nivelles affirme que du point de vue judiciaire, il n'y a rien de suspect dans ce décès, qui semble a priori lié à une problématique d'intégration dont la famille avait conscience।

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jeudi 7 juin 2007

Une famille vivant dans des toilettes publiques


Une famille vivant dans des toilettes publiques, au Maroc, a réclamé un endroit décent où s'installer, pendant sept ans.

Mais leur plainte n'a jamais été entendue। Comble de l'ignominie, le père de famille, Aze Adine Ould Baja est domicilié aux "Toilettes, district de Sidi Ahmed Hajji", sur ses papiers officiels...

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mercredi 6 juin 2007

961 contrats d’intérim, pour le meme ouvrier


Après un report en février, c’est ce matin que les prud’hommes d’Hazebrouck étudieront le dossier qui oppose Mustapha Merahi à Danone Bailleul. Le trentenaire avait enchaîné 961 contrats précaires en dix ans, en plus de neuf CDD, jusqu’au 20 octobre 2006.

Ses anciens collègues ne l’ont pas oublié. Pour le moins. Quand Mustapha Merahi en croise un au détour d’un étal sur le marché de Bailleul, c’est invariablement le même mot qui revient : « Merci. » Étonnant ? Pas vraiment. Après la constitution de son dossier prud’homal et la médiatisation de l’affaire, le site flamand – qui compte quelque 300 salariés – a mis de l’ordre chez ses intérimaires.

Heureuse coïncidence née fin décembre ? Manière d’éviter l’effet boule de neige ? Dans tous les cas, l’unique site Danone à fabriquer les « Danao » a allégé son contingent d’intérimaires via un vaste plan d’embauches, une trentaine au total। Paradoxalement, certains seraient près de s’en plaindre. « Cette affaire fout un peu la m… pour les autres intérimaires, déplorait ainsi, hier midi, un salarié du site. Désormais, ils restent dix-huit mois, point. » Mustapha Merahi touche l’allocation spécifique de solidarité depuis le 21 avril (14,15 E par jour). Il n’a pas cherché à travailler depuis la fin de son dernier contrat chez Danone Bailleul, le 20 octobre. Son épouse vient d’entrer dans son neuvième mois de grossesse – « le bébé était programmé alors que j’avais l’espoir d’avoir un contrat de dix-huit mois qui aurait dû déboucher sur une embauche. » Mais l’homme aux 961 contrats d’intérim (parfois pour une journée) semble curieusement placide.

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mardi 5 juin 2007

Plus d’un millier d’étudiants arnaqués


De septembre 2004 à avril 2006, une dizaine d’individus du Cambrésis auraient recueilli 67 000 E auprès d’étudiants de toute la France, en se faisant passer pour des associations caritatives.
L’affaire débute en mars 2005. Plusieurs étudiants de la métropole déposent plainte auprès de la sûreté urbaine de Lille. Ils disent avoir été victimes d’une escroquerie. À l’époque, deux pseudo-associations caritatives, dans le domaine de la réinsertion de jeunes délinquants, sollicitent des dons, sous forme de chèques ou d’espèces, chez les étudiants.
Pour masquer la supercherie, elles utilisent, à un tiret ou une lettre près, les noms de véritables associations. Ces dernières sont contactées par des donateurs et ne sont pas au courant des démarchages effectuées en leur nom.
Comprenant s’être fait berner, des étudiants alertent la police lilloise। Rapidement, les enquêteurs s’aperçoivent que les deux fausses associations sont en réalité deux sociétés domiciliées dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Et les deux gérants (27 et 32 ans) de ces entreprises sont originaires du Cambrésis. Les investigations permettent de mettre au jour l’ampleur de l’escroquerie : 1 373 victimes sont recensées. Et ce uniquement parmi la population étudiante, un peu partout dans les grandes villes universitaires de France, entre septembre 2004 et avril 2006. Montant total du préjudice : 67 000 E.

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Des écoles de Lille au secours d’enfants de réfugiés


À Lille, les enseignants d’une école sont en colère : la fin de l’hiver et la suppression de places d’hébergement ont des conséquences dramatiques. Des familles sans papiers ou en cours de régularisation dorment dehors. Leurs enfants arrivent à l’école fatigués, sales, le ventre vide.

Il est 16 h 30। Diana, six ans, sort de l’école Saint-Exupéry en courant et lâche son cartable avant d’embrasser son papa. Quelques mètres plus loin, au pied de la barre HLM de ce quartier défavorisé de Lille, elle monte en voiture. Enlève immédiatement baskets et chaussettes pour enfiler ses chaussons. Voilà, elle est à la maison. La voiture, c’est sa maison. Ce soir, comme tous les soirs, il n’y aura pas de goûter, pas de bain, quelques devoirs, peut-être un sandwich pour le dîner. Et son père ira garer leur « maison » du côté de la porte des Postes pour la nuit.

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lundi 4 juin 2007

Quand des profs disent leur "ras-le-bol" à Sarkozy


Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase। Deux agressions à deux jours d'intervalle survenues mi mai, au collège Georges-Pompidou de Villeneuve-la-Garenne, un établissement des Hauts-de-Seine classé en zone d'éducation prioritaire (ZEP) et en zone urbaine sensible (ZUS). Le jeudi 10 mai, une élève de 3e de 15 ans aurait été contrainte de faire une fellation à un de ses camarades dans un des couloirs du bahut décrit comme "un véritable labyrinthe" à 11 heures du matin. Le lendemain, en pleine récréation, un élève de 6e était victime d'un "petit pont massacreur". Le principe du jeu ? Celui qui ne rattrape pas le ballon est roué de coups. Le garçon a été tabassé par une dizaine d'enfants.

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vendredi 1 juin 2007

Crédit lyonnais : justice à deux vitesses


Par un curieux effet de loupe, le microcosme politico-financier parisien, et même européen, ne veut retenir qu'une question de l'affaire des comptes du Crédit lyonnais de 1992 - des comptes qui pourraient avoir été falsifiés : le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, impliqué dans cette affaire, ne risque-t-il pas, au passage, de perdre toute chance de succéder, en juin 2002, à Wim Duisenberg à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) ? Pourtant, cette interrogation, si elle est loin d'être secondaire, relègue au second plan une véritable question de fond : la marche de la justice permet-elle d'espérer que les responsabilités soient établies - toutes les responsabilités ?

L'enquête sur les comptes du Crédit lyonnais close, le 25 septembre, a mis en lumière de manière flagrante la différence de traitement que réserve la justice pour des faits quasiment identiques selon que le suspect est ministre ou fonctionnaire. Le juge d'instruction chargé de ce dossier a mis en examen les plus hautes autorités financières et monétaires. Parmi ces personnes figurent Jean-Yves Haberer, ancien directeur du Trésor et président du Crédit lyonnais, et Jacques de Larosière, gouverneur de la Banque de France à l'époque des faits, qui fut également patron de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

La personnalité la plus en vue est sans conteste M. Trichet, directeur du Trésor au moment des faits, dont la nomination à la tête de la BCE est conditionnée par

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