Une femme accusée de pratiquer la sorcellerie et son bébé de trois mois ont été étranglés, coupés en morceaux et et brûlés, lundi, dans le village de Coyuca, dans le centre du Mexique, selon la police de l'Etat d'Hidalgo.
Les policiers de Coyuca ont indiqué "avoir retrouvé les restes d'une personne de sexe féminin et d'un bébé de trois mois tout au plus, parmi la cendre et les braises" dans une maison de ce village indien situé dans une région montagneuse.
Trois femmes ont été arrêtées et présentées au parquet pour le double homicide, a précisé le porte-parole du secrétariat à la Sécurité publique d'Hidalgo, Norberto Munoz.
"Au moment de leur arrestation, a ajouté le porte-parole, les trois femmes ont reconnu avoir commis le crime à cause d'actes présumés de sorcellerie".
Les deux victimes "portaient des signes de strangulation et ont été retrouvées coupées en morceaux et brûlées", selon la même source
dimanche 20 juillet 2008
Une femme accusée de sorcellerie coupée en morceaux et brûlée vec son bébé
Vingt-deux skins inculpés d'une vingtaine de meurtres racistes
Le parquet de Moscou a annoncé mardi avoir engagé des poursuites contre 22 adolescents membres de deux organisations de skinheads, accusés de 22 meurtres motivés par la haine raciale. Les jeunes gens, âgés de 15 à 19 ans, et une jeune fille de 20 ans sont également accusés d'avoir blessé 21 personnes.
Ils sont tous mis en examen pour, entre autres, "meurtre de deux personnes ou plus (...) motivé par la haine et l'hostilité nationale et raciale", précise le parquet dans un communiqué affiché sur son site internet.
Le premier groupe, de neuf jeunes dont deux meneurs de 17 ans, est accusé d'avoir tué 20 personnes et d'en avoir blessé 12 entre août 2006 et octobre 2007. Le second groupe mené par trois garçons de 15, 16 et 17 ans est accusé d'avoir tué deux personnes et d'en avoir blessé neuf.
"Sous l'influence d'idées répandues par des organisations illégales de jeunes affirmant le caractère exceptionnel de la nation russe et l'infériorité des personnes d'origine non slave, les accusés s'associaient au sein de groupes organisés pour commettre des meurtres de ressortissants d'anciennes républiques soviétiques des régions d'Asie et du Caucase", a précisé le parquet.
Les agressions à caractère raciste, souvent commises par des bandes de skinheads, se sont multipliées ces dernières années en Russie, visant des ressortissants du Caucase et des étrangers, africains et asiatiques.
Selon un rapport publié en mars par le centre d'étude spécialisé Sova, 37 meurtres à caractère raciste ont été recensés en Russie entre décembre 2007 et février 2008.
5,5 millions de dollars pour les victimes de prêtres pédophiles à Denver
L'archevêché de Denver (Colorado) a annoncé mardi la résolution à l'amiable de 18 plaintes lancées au civil par des victimes de prêtres pédophiles, à hauteur de 5,5 millions de dollars.
Ces plaintes étaient relatives à des faits qui se sont produits à partir des années 1950 jusqu'aux années 1980. Les trois prêtres impliqués sont morts, a indiqué l'archevêché, en précisant qu'il avait vendu certains de ses biens pour rassembler les sommes versées aux victimes.
Depuis 2005, l'archevêché a versé au total 8,22 millions de dollars afin de résoudre à l'amiable 42 plaintes pour faits de pédophilie. L'accord annoncé mardi constitue le dernier d'une longue série entre l'Eglise catholique américaine et les victimes d'abus sexuels depuis 2002 aux Etats-Unis.
L'Eglise a versé à ce jour près de 3 milliards de dollars aux victimes, qui ont été nombreuses à accuser les autorités religieuses d'avoir fermé les yeux sur les abus sexuels. Selon l'organisation "Bishop accountability" ("la responsabilité des évêques"), environ 3.000 prêtres, sur 42.000 aux Etats-Unis, ont fait l'objet d'une dénonciation. Mais les plaintes arrivent rarement au pénal et des accords financiers sont le plus souvent conclus.
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dimanche 29 juin 2008
Une assistante sociale a dénoncé un sans-papiers à la police
Une assistante sociale a récemment dénoncé à la police un sans-papiers hebergé chez une femme où elle intervenait, selon un PV d'audition dont l'AFP a eu copie, une démarche qualifiée de «faute professionnelle grave» par l'Association nationale des assistants de service social.
L'affaire a été révélée par un avocat anonyme du barreau de Paris, qui sous le pseudonyme de «Maître Eolas», tient sur son blog une chronique de la justice et du droit devenue célèbre dans les milieux judiciaires.
L'assistante sociale, qu'il n'a pas été possible de joindre dimanche, s'est rendue le 10 juin dans un poste de police pour «dénoncer la situation administrative clandestine d'un ressortissant sénégalais», selon ses déclarations enregistrées sur le procès verbal.
Intervenant dans le cadre de l'assistance éducative en milieu ouvert, la travailleuse sociale dit avoir «rencontré par hasard» ce sans-papiers au domicile d'une femme où vivent des enfants bénéficiant d'une mesure éducative.
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samedi 21 juin 2008
Une équipe de foot en fauteuil électrique, refoulée d'un TGV, hier à Lille-Europe
Sept personnes handicapées n'ont pas pu monter dans leur TGV à destination de Toulon, hier matin à Lille-Europe, faute de place pour leurs fauteuils roulants électriques. La SNCF a finalement trouvé une solution.
Le « foot-fauteuil » est une discipline destinée aux personnes handicapées qui se déplacent en fauteuil roulant. Les matchs se déroulent selon les règles du football, mais à quatre contre quatre, avec un très gros ballon. Et les fauteuils électriques sont réglés à une vitesse de 10 km/h.
À Villeneuve-d'Ascq, deux équipes de « foot-fauteuil » évoluent en première division. Hier, avec les associations Grafteaux culture sport et Marc-Sautelet, elles partent donc pour Hyères, dans le Var, où se déroulent les phases finales de la Coupe de France. Mais à Lille-Europe, le train de 10 h 30 qui doit les emmener à Toulon (où les attendent des véhicules spécialisés), part sans eux. Motif : pas assez de place pour les dix fauteuils roulants, la plupart électriques (120 kilos l'unité). Colère des équipes et de leurs accompagnateurs : « Je ne comprends pas, explique un bénévole. On a pris les billets il y a trois semaines en précisant que nous étions en fauteuil électrique. On est arrivé une heure à l'avance comme d'habitude. Et on nous a refusé l'accès au train. On nous propose maintenant un voyage en deux groupes vers Marseille, où il y aura un changement. Vous imaginez, avec ces fauteuils ? » Laissé sur le quai, le groupe refuse de partir et contacte la presse. La SNCF, elle, recherche aussitôt des places dans ses TGV, tous complets. « Il y a eu une erreur lors des réservations, explique l'entreprise, ils ont pris des billets de seconde, en précisant qu'ils n'avaient que des fauteuils pliables. Il existe une organisation précise pour ce type de voyage. » Finalement, la SNCF choisit de prolonger un TGV de Marseille vers Toulon. Le groupe a embarqué à 13 heures (1), après s'être fait offrir le repas.
1. - L'embarquement des personnes handicapées a duré une trentaine de minutes, provoquant un retard du même ordre.
samedi 31 mai 2008
Elisabeth, 12 ans, violée par dix Casques bleus en Côte d'Ivoire
Les abus sexuels commis par les soldats de l'ONU et les travailleurs humanitaires restent impunis. Une ONG dénonce. Et appelle la communauté internationale à agir enfin.
«Ils m'ont attrapée, jetée à terre, violée l'un après l'autre. Je voulais m'enfuir, mais ils étaient dix. J'étais terrifiée. Quand ils ont terminé, ils m'ont abandonnée là, baignant dans mon sang...» Elisabeth* n'avait que 12 ans, en juin dernier, lorsque son chemin a croisé celui des Casques bleus pakistanais. Pour son plus grand malheur. Les soldats de l'ONU effectuaient une mission de «maintien de la paix» en Côte d'Ivoire. Dans le village de la fillette, on affirme que les militaires n'ont jamais été inquiétés.
Le récit bouleversant d'Elisabeth n'est qu'un des trop nombreux témoignages recueillis par l'ONG britannique Save The Children au cours des douze derniers mois. A en croire le rapport publié hier, des abus sexuels sont commis régulièrement par des Casques bleus, mais aussi par des travailleurs humanitaires.
Il ne s'agit pas toujours de viols. Affamés, des enfants sont contraints de vendre des faveurs sexuelles contre de la nourriture ou du savon dans des zones dévastées par la guerre ou des catastrophes naturelles. Surtout en Côte d'Ivoire et en Haïti. Les petites victimes ont parfois à peine 6 ans! «Notre enquête met au jour les actes ignobles d'un petit nombre de personnes qui abusent les enfants les plus vulnérables au monde, qu'ils sont supposés protéger», dénonce à Londres la directrice de Save The Children, Jasmine Whitbread. L'ONG affirme qu'on trouve de tels «prédateurs» dans toutes les organisations.
L'Afrique à vendre?
Elle estime que les politiques de «tolérance zéro» n'ont pas été traduites sur le terrain. L'impunité serait totale. C'est pourquoi Save The Children appelle d'urgence les acteurs internationaux à faciliter le dépôt de plaintes, afin de pouvoir sanctionner sévèrement les coupables et apporter un soutien aux victimes...
«Déposer plainte? Mais la plupart des victimes ne le feront jamais! Les abuseurs sont ceux dont elles dépendent pour se nourrir», objecte un humanitaire onusien sous le couvert de l'anonymat. «La vérité, c'est qu'il faut être extrêmement solide pour faire ce boulot. Vous n'imaginez pas comme la tentation est forte. Le continent noir est si vulnérable... Toute l'Afrique est à vendre! Dans les zones d'intervention internationale, les gens sont traumatisés. Les pires abus sont commis à l'intérieur même des familles et des communautés. Il n'y a plus ni bien ni mal. Alors si les Casques bleus n'ont pas une sérieuse formation aux droits de l'homme, s'ils n'ont pas été choisis pour leur droiture, s'ils ne sont pas régulièrement envoyés en «décompression» dans une grande ville où ils peuvent accéder à la prostitution «légale», alors certains succombent à leurs pires fantasmes.»
«Quant aux humanitaires, ne les croyez pas à l'abri de leurs pulsions!» poursuit notre interlocuteur. «Les internationaux gagnent 15 à 20 fois plus que leurs collègues locaux, qui comptent pour 90% des employés. Ceux-ci sont recrutés au sein de cette population traumatisée. Ils sont engagés sur des contrats de courte durée. L'avenir n'est jamais assuré. Pour beaucoup, la motivation humanitaire est secondaire, la corruption banalisée et le vice à portée de main. Voilà les problèmes à résoudre. Il serait temps de les affronter.»
Elisabeth est un prénom d'emprunt
lundi 5 mai 2008
Pas prioritaire aux urgences, elle décède
Jean-François Rémond veut comprendre. Il veut savoir pourquoi sa mère, âgée de 87 ans, est restée pendant cinq heures aux urgences de l'hôpital de Lannion avant d'être examinée par un médecin. Peut-être trop tard, malheureusement : l'octogénaire est décédée le lendemain soir.
Le 6 mars dernier, Simone Rémond est conduite par sa fille aux urgences. Son médecin traitant vient de détecter un début d'oedème pulmonaire et lui remet une lettre, demandant qu'elle soit prise en charge immédiatement. Il est 18 h quand elle se présente dans le service. « On l'a installée dans un couloir sur une chaise et on a exigé le départ de ma soeur. Ma mère est restée seule, se plaignant de fortes douleurs dorsales, sans qu'aucun traitement ne lui soit prodigué », explique son fils, outré qu'on ait pu lui dire qu'elle « n'était pas prioritaire ».
« Une faute a été commise »
Il faut attendre 23 h pour qu'elle soit examinée par un médecin. Alors qu'il aurait fallu lui appliquer « un traitement immédiat à base d'oxygène dès son arrivée à l'hôpital », comme le reconnaîtra plus tard, devant la famille, le Dr Lemée, chef de service. Pour lui, ce retard est bien à l'origine de « l'aggravation de son état de santé dans les heures suivantes ». L'octogénaire décédera le lendemain soir.
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