Jean-François Rémond veut comprendre. Il veut savoir pourquoi sa mère, âgée de 87 ans, est restée pendant cinq heures aux urgences de l'hôpital de Lannion avant d'être examinée par un médecin. Peut-être trop tard, malheureusement : l'octogénaire est décédée le lendemain soir.
Le 6 mars dernier, Simone Rémond est conduite par sa fille aux urgences. Son médecin traitant vient de détecter un début d'oedème pulmonaire et lui remet une lettre, demandant qu'elle soit prise en charge immédiatement. Il est 18 h quand elle se présente dans le service. « On l'a installée dans un couloir sur une chaise et on a exigé le départ de ma soeur. Ma mère est restée seule, se plaignant de fortes douleurs dorsales, sans qu'aucun traitement ne lui soit prodigué », explique son fils, outré qu'on ait pu lui dire qu'elle « n'était pas prioritaire ».
« Une faute a été commise »
Il faut attendre 23 h pour qu'elle soit examinée par un médecin. Alors qu'il aurait fallu lui appliquer « un traitement immédiat à base d'oxygène dès son arrivée à l'hôpital », comme le reconnaîtra plus tard, devant la famille, le Dr Lemée, chef de service. Pour lui, ce retard est bien à l'origine de « l'aggravation de son état de santé dans les heures suivantes ». L'octogénaire décédera le lendemain soir.
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lundi 5 mai 2008
Pas prioritaire aux urgences, elle décède
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