mardi 6 janvier 2009

Une femme âgée morte faute de soins à l'hôpital ?

Une femme de 82 ans, qui présentait des symptômes de déshydratation et d'insuffisance respiratoire, serait décédée faute d'avoir reçu des soins à l'hôpital Bon Secours de Metz. L'Union des Familles Laïques (UFAL) de la Moselle interpelle la Ministre de la Santé sur les circonstances de ce nouveau décès et dépose plainte aux côtés de la famille pour non assistance à personne en danger et délaissement de personne vulnérable.

C'est ce matin que l'UFAL de la Moselle a été informée, par le fils de la victime, du décès de Mme Yvette Kremer, 82 ans, hier matin et des circonstances de celui-ci. Le fils affirme que sa mère a passé plus de 8 heures aux urgences sans avoir été vue par un médecin.

Samedi dernier, la maison de retraite dans laquelle vivait Mme Kremer a appelé une ambulance et fait hospitaliser celle-ci aux services d'urgence du C.H.R. Bon Secours à Metz. Mme Kremer souffrait de déshydratation et diverses insuffisances (respiratoire, cardiaque...). Alors qu'elle était arrivée peu après 12h, à 17h30 aucun médecin ne l'a encore vue. A 19h30, on ne peut donner aucune information à son fils. On lui indique seulement qu'il y a "trop de monde aux urgences, et qu'on ne peut rien faire"... A 20h, il apprend que le service d'urgence a renvoyé sa mère à la maison de retraite... Le lendemain matin, Mme Kremer est décédée.

Contacté par l'AFP, le service de relations publiques de l'hôpital Bon Secours a indiqué "n'avoir pas connaissance de cette affaire", en assurant qu'il allait enquêter.

L'UFAL a déposé plainte aux côtés de la famille de la victime pour non assistance à personne en danger, délaissement de personne très vulnérable. La justice doit se pencher sur ce dossier. Au-delà de cet événement dramatique pour une famille, mais qui a touché une femme âgée et affaiblie, l'UFAL s'interroge sur le système hospitalier français : est-ce une nouvelle preuve que la politique sanitaire mise en place démontre ses limites ?

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